bejjaniSimple, design et luxueux... Le style de Fabrice Bejjani !

Cet appartement de 130 m2 à Paris fait partie de plusieurs lots qui formaient l'hôtel particulier du duc d'Enghien. Cette maison était son ancien théâtre.

La maison se développe sur 4 demi niveaux, formant ainsi l'esprit d'une maison de vacances, loin du vacarme des rues de ce quartier très populaire. Eclairée naturellement par de   grandes fenêtres à chacun de ses étages, cette maison de ville avait tous les atouts nécessaires pour séduire Fabrice Bejjani.

« Dès la première visite j'ai totalement été conquis par ce lieu atypique et plein de charmes. Je voulais à tout prix concentrer l'espace réception à l'étage afin de libérer les autres niveaux et leur conférer des rôles indépendants La pièce du rez-de-chaussée allait devenir un petit salon télé, qui permettrait de prendre le thé les après-midi d'hiver. Le premier étage deviendrait la partie réception. Les deux demi niveaux hauts, allaient devenir l'espace privé de la maison, englobant salle de bains, dégagement, dressing, chambre à coucher. J'ai voulu garder le vieux parquet déjà existant car il conférait une âme toute particulière à cet espace. Les grandes fenêtres en bois et les radiateurs ont été peints en gris anthracite pour conférer un look contemporain. J'ai choisi une cuisine en laque blanche avec un plan de travail et une crédence en marbre de carare blanchi pour rester sur cette même base contemporaine. Les murs ont été peints dans un gris à peine perceptible afin de mettre en valeur la collection de photographies. Tous les meubles ont été dessinés sur mesure et réalisés en noyer, ou en bois laqué blanc et gris. Les autres meubles ont été chinés aux puces et à travers mes voyages. J'ai joué sur des matières brutes, d'autres plus raffinées, sur des tissus brillants, d'autres mats, sur des couleurs très claires, d'autres très soutenues afin de mettre en avant une juxtaposition d'effets et de rendus. »

L'entrée donne le ton de tout l'appartement. Le vieux parquet a été teinté et ciré pour accentuer son look patiné. Le meuble rond est un meuble de dentiste en métal laqué datant des années 40, son plateau en marbre est d'origine. La lampe de vétérinaire date, elle, des années 50 et a été achetée chez le petit fils de son ancien propriétaire. Suspension au plafond MOOOI design avec diffuseur de photographie. On aperçoit dans la niche un ensemble de chandeliers allemands datant des années 60. Rideaux en lin glacé Dominique Kieffer chez Rubelli. Petit siège chiné aux puces et retapissé d'un tissu Dedar. Petit escalier déjà existant juste repeint en gris anthracite.

Le salon TV, un espace réduit difficile à meubler, possède un espace détente entièrement dessiné et réalisé sur mesure par Fabrice. La banquette est recouverte d'un coton blanc Dominique Kieffer, la lampe est de Ligne Roset.

Le salon est une vraie pièce à vivre où les espaces sont totalement ouverts les uns aux autres. Dans un esprit loft, très éclairé par les vieilles fenêtres en bois, le tapis (dessiné par Fabrice Bejjani !) est le seul élément qui structure réellement la partie salon. Les rideaux en coton et caoutchouc coloris vert d'eau sont de Sahco alors que la paire de fauteuil en cuir cognac Saporetti de la fin des années 60 a été chinée aux puces. Au dessus du canapé trône deux photos d'une jeune photographe indienne, achetées à Cochin, tandis que les bibliothèques linéaires « Zone » ont été dessinées par Fabrice.

La cuisine salle-à-manger est un espace très lumineux entièrement ouvert sur le salon. L'ancienne buanderie a été totalement annexée à cet espace afin d'y créer un petit coin      « déco » avec des souvenirs, et surtout de permettre de profiter de l'ancien vitrail. La partie de meuble « Zone » dessinée par Bejjani est dans cette partie habillée de noyer. La cuisine toute blanche et lumineuse est certes petite mais très technique et fonctionnelle. Le plan de travail et la crédence sont en marbre de Carrare blanchi alors que la table de salle-à-manger en métal brossé et verre de la fin des années 60 (design Martinelli) a été chinée aux puces de Saint Ouen en France. Autour de celle-ci les chaises Eames avec leurs coques d'origine ont un piètement en noyer.

La chambre à coucher master a été voulue par Fabrice Bejjani, identique à une chambre d'hôtel. Radicale dans sa mise en œuvre et quasi monacale, les murs sont peints de la même couleur que le reste de la maison. Afin de ranger une multitude de chemises, des structures en métal et bois laqué ont été dessinées par l'architecte, ainsi que la banquette recouverte d'un tissu Bisson qui permet de s'asseoir pour s'habiller.

Bien que de taille très réduite, la terrasse permet de profiter pleinement de ses plaisirs au moindre rayon de soleil. Plantée à profusion de bambous, d'oliviers et de figuiers, elle permet à 3 personnes de pouvoir dîner et se reposer. Les tabourets sont en résine blanche. Le lit en cordage argenté est indien, tout comme les coussins réalisés à partir de tapis achetés en Inde sur une plage de Kerala !

fabricebejjani.com

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