selmanLe Selman à Marrakech à l’heure du pur-sang

La passion équestre de Abdeslam Bennani Smires pour la beauté des pur-sang arabes est à l’origine du concept de cette nouvelle adresse hôtelière. Situé aux portes de l’Atlas, à cinq minutes de Marrakech, ce palais sorti de terre s’est doté des moyens de son ambition: compter parmi l’élite la plus sélective des meilleurs hôtels du Maroc. Jacques Garcia signe la décoration. Chenot signe le Spa.

Comme toutes les belles histoires hôtelières, celle du Selman est avant tout une histoire de famille. Saida et Abdeslam Bennani Smires, réalisent aujourd’hui le rêve de leur grand-père, originaire de Marrakech, de voir sa famille fonder un palais dans sa ville natale. Collectionneur de pur-sang arabes, formé à l’école hôtelière de Lausanne, Abdeslam, jeune homme porté par son goût de l’idéal et sa fougue, forme, en 2005, le projet inédit d’associer ses deux passions en un lieu d’hospitalité hors du commun qui porterait le nom de sa lignée d’étalons : Selman. Un projet unique qui n’aurait pu voir le jour sans le soutien de ses parents et surtout l’appui de sa sœur, Saida. Dans une ambiance arabo-mauresque, opulente et ultra confortable, signée du décorateur Jacques Garcia, Selman Marrakech propose 56 chambres et suites, livrées par les meilleurs artisans de chaque corps de métier. Nous avons réussi à nous procurer un interview de Jacques Garcia qui nous explique sa démarche pour le Selman.

« Comment s’est passée la rencontre avec la famille Bennani Smires ?

A l’époque, pour plusieurs raisons, j’étais convaincu que je n’avais plus envie de mener des projets au Maroc. Abdeslam est venu me rencontrer. Il était plein de conviction, débordait d’idées atypiques,

nouvelles. Il m’a parlé de sa passion pour les chevaux qu’il voulait associer au projet. Je me suis laissé séduire par son envie. Il m’a présenté des plans dessinés pour le permis. Je ne les ai pas trouvés satisfaisants. Je lui ai donc dessiné le projet tel que moi je l’imaginais, avec ce bassin central enterré et les façades couvertes de briques. L’hôtel a été construit exactement suivant ce premier croquis.

Qu’est-ce que ce projet avait de spécial? Qu’est-ce qui vous a inspiré ? Comment le décririez-vous ?

C’est une oasis. Au cœur de l’hôtel, il y a l’eau, ce grand bassin sur lequel ouvrent toutes les chambres et les parties communes. Avec la végétation foisonnante, faussement négligée, qui dévale des talus, cette grande perspective du bassin évoque les jardins de la villa d’Hadrien ou l’Alhambra…l’intemporalité de l’art de vivre héritée de la Perse. Tous ces endroits sont complètement protégés de l’extérieur. C’est un lieu très atypique à Marrakech. Une fois dans la chambre, on ne se sent pas dans un hôtel, on est coupé du monde. Le lien avec les chevaux m’a aussi beaucoup inspiré. Les écuries, de

style andalou ou indien, confèrent aussi beaucoup de caractère à Selman.

Toutes les briques de façade, par exemple, ont été posées à la main. C’est un travail pharaonique de très grande qualité. Il était important pour vous que l’artisanat marocain soit mis en valeur ?

Lorsque les artisans sont bien dirigés, ils sont capables de travailler comme au XIIIe siècle. Bois, plâtre, zelliges : tout est sculpté et posé à la main. Comme ce sont des matériaux qui ne vieillissent pas, s’ils sont bien utilisés, si les modèles sont bons, cela ne fait jamais pastiche. C’est une richesse extraordinaire du Maroc.

Comment avez-vous conçu les espaces intérieurs ?

C’est un élément très important. La réception est fermée, cachée, ce n’est pas un commerce. On entre ensuite dans le cœur de l’endroit avec une vue d’axe sur les jardins et le bassin que croise une autre perspective avec le bar et le restaurant, prolongée par l’allée qui mène spa. C’est un espace magnifique

qui fonctionne de manière grandiose avec beaucoup de monde aussi bien que dans l’intimité grâce à des jeux de rideaux et de décrochements. Quant aux couleurs, j’ai essayé d’unifier le plus possible pour ne pas perturber les volumes. Une couleur, cela se change. L’architecture, elle, reste. C’est elle qui fait l’endroit. On a l’impression que le bâtiment est là depuis des années.

Quelle atmosphère avez-vous voulu créer dans les chambres ?

Elles sont très mystérieuses. C’est très différent de ce qui se fait à Marrakech. Avec 61 chambres, il était important de se distinguer. Je les ai voulues très confortables avec des salles de bains lumineuses. Le fait de séparer une petite alcôve et d’ouvrir sur une terrasse leur donne un côté très « sexy ». On a l’impression d’être seul dans l’hôtel. C’est un hôtel de plaisir, sensuel. Dans les Riads, c’est identique, l’atmosphère est très vaporeuse, romantique. Les salons sont couverts de rideaux, on s’y sent bien, protégé. On peut y passer la journée tranquillement, sans s’ennuyer.

Comment avez-vous conçu le spa ?

Le spa est d’inspiration orientale, évidemment. Il m’évoque les hammams de l’antique Istanbul. Pour moi, sa source, c’est le harem de Topkapi. Les jeux de clair-obscur, les trompe l’œil que créent les paravents de moucharabiehs… tout y évanescent. C’est un pur endroit de bien-être, très raffiné. Avec ses deux piscines privatives, le spa est une oasis dans l’oasis.»

Pour votre bien être, le spa est donc affilié à la célèbre marque Chenot, reconnue dans le monde entier. Etendu sur une superficie de 1 200m², l’Espace Vitalité Chenot, bien connu des heureux

initiés pour ses traitements novateurs et son approche différente du corps et du bien-être, propose d’entrer pour quelques heures ou quelques jours dans l’univers Chenot.

Plus que des mots, Le Selman est réellement une autre expérience à vivre à Marrakech...pour le coprs et l’esprit !

05 24 45 96 00

selman-marrakech.com

selman2