deessediorDéesse Dior : Et la chaussure devient Art

Telle une œuvre d'art, le modèle affiche un talon vertigineux de 15 centimètres en forme de déesse africaine et s'habille d'un imprimé animal noir et blanc en galuchat.

Saviez-vous que la fabrication d'une chaussure, et notamment celle-ci, comporte plus d'une centaine d'opérations?

La première étape, et sans doute la plus importante, est la réalisation de la forme. Une réplique du pied, créée en bois ou en plastique, indique la courbe de la voûte plantaire et la façon dont le poids du corps se répartit sur le pied. Ces deux critères sont primordiaux pour assurer un excellent niveau de confort.  

La réalisation de la forme demande beaucoup de savoir-faire car que ce soit une chaussure de production artisanale ou industrielle, la forme est toujours différente pour chaque modèle.

Après avoir pris plus de 35 mesures d'une "empreinte de pied", le formier calcule la symétrie des orteils, calibre le tour de cou-de-pied et la saillie des orteils, estime la hauteur du gros orteil et la cambrure du cou-de-pied, la hauteur du talon et l’inclination du pied. Puis, il évalue le mouvement du pied à l'intérieur de la chaussure. Avec tous les chiffres   recueillis, il ne faut pas oublier la beauté de la chaussure et notamment son côté esthétique et son pouvoir de séduction.

Le formier doit aussi, pour un meilleur confort, estimer la cambrure, partie qui     comprend la saillie et le cou-de-pied, et qui reçoit tout le poids du corps quand le pied est en mouvement.

Puis c'est le patronnier (celui qui crée les modèles des différentes pièces constitutives d'une chaussure) qui entre en jeu. Il crée les lanières, celles entrelacées et celle d’attache et coud ensemble les différents éléments.

Il fabrique la plateforme qui, ici, est composée de galuchat, avec un imprimé ethnique, tandis que le talon reprend la forme de statuettes africaines en ébène. Avec un tel talon de 15 cm, la plateforme est nécessaire pour que la cambrure soit parfaite. Le tout est assemblé sur la forme avec la fixation de la semelle et du talon. Le talon est très particulier.?Il est sculpté à la main, puis peint en noir ébène et mis à sécher avant de le fixer à la chaussure.

Dernière opération, le bichonnage. Il ne reste plus qu'à nettoyer la chaussure pour la rendre totalement impeccable. Le modèle est chaussé par un mannequin, afin de vérifier le rendu de la chaussure. Le tout est joliment agencé dans une boîte Dior pour que la cliente découvre avec émerveillement cet accessoire de mode exclusif.

Visuels : © Sophie Carré pour Dior

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