Art Week & Bvlgari Casablanca

Art Week & Bvlgari Casablanca Bulgari a toujours été à l’avant-garde de l’art à travers ses créations et ses collaborations artistiques de renom. C’est donc tout naturellement que la marque est le partenaire exclusif de la première édition de la Art Week de Casablanca.
Dans un élan visionnaire, Bulgari offre à 3 street artistes marocains son espace emblématique rue Ain Harrouda pour une exposition inédite et éphémère sous le signe de la liberté créative, dans sa forme la plus spontanée.

Liens entre Bulgari et le Street Art
Il existe de nombreux liens entre l’univers du Street Art et l’univers Bulgari. Nous pourrions évoquer la créativité sans limite et le renouvellement permanent qui les caractérisent. L’utilisation de couleurs surprenantes, l’alliage audacieux de matières, le mix de techniques artistiques innovantes et traditionnelles.
Nous pourrions parler de l’art du tracé direct en graffiti et des techniques de taille de pierres précieuses Takhti et cabochons. Ou encore nous pourrions évoquer les influences issues de l’architecture, de l’artdeco, de l’art oriental qui inspirent régulièrement les deux univers. D’ailleurs Andy Warhol qui était très proche du mouvement street Art à travers Keith Haring, et Basquiat, avait lui-même salué les créations de Bulgari dans les années 80.

La collaboration avec les artistes
Abid, Senzo, et Majid El Bahar sont des Street artistes marocains actifs depuis plus de 15 ans ayant peint à Paris, San Francisco, Londres et Dubaï. Chacun de ces 3 artistes à une approche bien particulière, ce qui a permis de donner un éventail de styles riches et surprenant. Il faut savoir que ces 3 artistes travaillent sous formes de séries, une série comporte entre 5 à 10 oeuvres et chaque série est le résultat de longues recherches artistiques en atelier.
Après avoir découvert l’univers Bulgari, les 3 artistes ont tenu à réaliser des oeuvres exclusives et éphémères pour Bulgari qui s’inscrivent dans leurs séries personnelles. Bvlgari c’est révélé être est une source d’inspiration pour les artistes, les pierres de couleurs, la perfection de la taille, le Serpenti, les collections Moza, Parentesi Cocktail, Intarsio.
C’est une marque qui est définitivement artistique, avant- gardiste, qui sait constamment se renouveler, ce qui est exactement l’essence même du Street Art.
Créer la surprise renouveler les codes, offrir à ce mouvement artistique émouvant l’écrin raffinée de la boutique de Bvlgari. Un savant mélange de luxe et de spontanéité, de finesse et de création à l’état pur.

Le Street Art et le Maroc
Street Art
Le Graffiti a été lancé par des inconnus, ce mouvement innarrêtable a été adopté par Andy Warhol, Keith Haring, Basquiat et des générations d’artistes autodidactes qui ont recouvrèrent les murs des villes partout dans le monde.
Au maroc , c’est dans le secret que les premiers artistes marocains ont investit les rues et les murs des voies ferrées dans les années 2000. Depuis 2010 des oeuvres apparaissent progressivement dans toutes les villes du royaume sous l’égide de festival et d’initiatives privées ou collectives.
Le Street Art est le nouvel art contemporain. Libéré des classes, des règles et des cadres, il apporte une énergie créatrice incroyable.
Quelques mots de Soumaya Kanouni, directrice associée Bulgari Maroc
La création artistique est ce qu’il y a de plus noble et de plus pur autour de nous.
Nous devons la chérir et l’honorer qu’elle soit issue des cercles institutionnels ou qu’elle vienne de la rue. C’est chose faite avec cette première édition de la Art Week de Casablanca et son parcours unique et surprenant qui ravira les amateurs d’art.
Je suis fière d’y participer et de mettre en lumière le Street Art Marocain et son émouvante énergie. Je souhaite que cette édition enthousiasmante rencontre auprès du public et des collectionneurs le succès qu’elle mérite pour que nous puissions célébrer l’art dans toutes ses formes chaque année lors de ce prestigieux rendez-vous.

Les Biographies des artistes
Abid:
Abid commence à dessiner en faisant des caricatures satiriques de ses professeurs à l’école.
La fenêtre de sa chambre d’enfant donnait sur les rails de la gare, tous les matins, du haut de son block de 9 étages il assiste à un spectacle unique: la sortie des trains vandalisés par les graffeurs vandales de son quartier. Ayant baigné dans la culture hiphop, le skate et les sports de combat, le graffiti est tout naturel chez lui et devient un mode de vie à part entière.
Discret et efficace il peint en France, Copenhague, Londres, et multiplie les connexions avec des artistes underground de Bruxelles à Jeddah. En 2011 il acte le retour au Maroc et multiplie les fresques à Casablanca, Agadir et Azemour puis développe la calligraphie, le réalisme et le dessin graphique en gardant toujours une pure touche Graffiti.
Sa dernière série d’oeuvres nommée «Berberism 2.0» est une rencontre entre l’univers berbère traditionnel, le futurisme numérique, l’illusion de relief et l’allégorie du temps.
La série est basée sur le concept «Glitch» qui désigne les bugs visuels informatiques liés à une fluctuation dans les circuits électroniques provoquant un dysfonctionnement visuel répétitifs glissant.
C’est le résultat visuel inattendu et coloré d’un bug de programme. Dans cette série c’est un bug du temps face au traditions et à l’ère numérique.

Majid El Bahar
Majid est le premier artiste Street Art de la région de Beni Mellal. Puni pour avoir utilisé une mallette de maquillage pour peindre un mur à 8 ans, c’est 10 ans plus tard qui commence à peindre les murs de sa ville avec des portraits de Ray Charles et Jimi Hendrix.
Partagé entre sa pratique professionnelle du Basket Ball et la passion du Street Art, c’est une blessure au bras mettant un terme a sa carrière sportive qui pousse Majid à se lancer définitivement dans l’art. Il multiplie les murs, participe au festival Remparts à Azemour et expose au siège de la Société Générale et lors de l’exposition collective « Nuit des galeries » à Beni Mellal.
Il développe actuellement le concept de « Fucklorism » en s’inspirant de patterns à la fois avant-gardiste et traditionalistes, pratiquant des inserts figuratifs en conservant toujours la dynamique et l’énergie du Street Art. « Fucklorism » car selon Majid il n’y a pas besoin de faire dans le folklore pour faire de l’Art Marocain, un artiste Marocain fait de l’art Marocain par définition, et ce que les gens appellent le Folklore, c’est tout simplement son identité, l’humain étant multiple il ne peut être réduit à sa simple identité, il est bien plus que cette identité et restera toujours un être en mouvement.

Senzo
Senzo rencontre l’art dans un cadre douloureux. l’art devient une bulle d’air d’évasion vitale dès l’enfance. Rescapé d’un handicap moteur, c’est dans le centre hospitalier pour enfant qu’il se plonge dans le dessin. A l’école il excelle en dessin à tel point qu’il se fait payer en gâteau par ses petits camarades pour leur faire les devoirs de dessin.
C’est dans le sud de la France qu’il passe son adolescence et se lance corps et âme dans le graffiti.
Contraint à changer son nom de tagueur pour éviter des condamnations judiciaires, il monte un collectif d’artiste « One Salam », se spécialise dans les portraits et parcoure l’Europe pour peindre toujours plus de murs. Il peint son premier graffiti au Maroc en 2004, 6 ans plus tard il décide de s’y installer définitivement et se concentre sur la réalisation de grandes fresques et la recherche artistique.
Senzo est fasciné par cet élément naturel symbolique et onirique qu’est le nuage.
Il développe actuellement une série autour des textures abstraites, des dynamiques géométriques en mêlant cet élément naturel pour un rendu oscillant entre l’abstrait, l’onirisme et le graphisme moderne.